De décembre 2024 à mars 2025, plus de 450 jeunes sans solution de logement ont occupé la Gaîté Lyrique, entraînant la fermeture du lieu pendant plusieurs mois et l'annulation de l'ensemble de sa programmation.
La Gaîté Lyrique affirme qu'il est impensable, au risque de les mettre en danger, de rejeter ces personnes à la rue en plein hiver et appelle les autorités compétentes à trouver une solution de mise à l’abri. Les salariés assurent, sur la base du volontariat, des gardes sur site 24h/24h. Différentes ONG, parmi lesquelles Médecins du Monde et le Samu Social, participent aux soins et à l’accès aux droits des personnes occupant les espaces. Un élan de solidarité émane des habitant·es et de plusieurs associations qui s'organisent pour proposer des distributions alimentaires, de l'aide aux devoirs aux centaines de jeunes.
Le 18 mars 2025, les 450 jeunes sont expulsés sans solution de relogement et sont toujours, pour la plupart, dans les rues de Paris. En mai, la Fabrique de l’époque reprend possession du lieu. Aucun travaux n’est nécessaire. La Gaîté Lyrique reprend progressivement ses activités tout en sollicitant des soutiens financiers publics et privés pour participer à sa reconstruction économique.
En juin, les équipes, les résident·es et les programmes d'incubation retrouvent le bâtiment, permettant à la Gaîté de redevenir ce lieu d'amplification où collaborent des structures culturelles, de l'ESS et des médias indépendants.
À partir de septembre, la reprise des concerts et festivals les week-ends et des événements privés la semaine a permis à la Gaîté de redevenir un lieu de fête et d'engagement et de retrouver un public revenu en force.
La Gaîté ressort de cette épreuve individuelle et collective, encore plus ardente dans ses valeurs : la culture ne guérit pas tout, mais elle peut prendre soin. En décembre, elle annonce la réouverture du lieu au quotidien à partir du 13 janvier 2026 pour continuer à affirmer le lien indissociable entre la culture et la solidarité.