Contre-soirée : Comment décentrer le dancefloor ? Talk, projection avec Tracks & The Independent Movement for Electronic Scenes (TIMES)

De Bad Bunny aux soirées asian core, comment décoloniser nos playlists et nos dancefloors ?

Talk - Décentrer le dancefloor

Face à l’uniformisation des soirées club et une forte dominante techno ou pop mainstream, plusieurs collectifs diasporiques bousculent le tempo des dancefloors avec des rythmes inspirés par leurs pays d’origine.

Face à la diversification des sonorités qui entrent dans le mainstream, des organisateur·ices de soirée et des collectifs choisissent de pousser la logique jusque dans les clubs.  Ils créent un dancefloor transculturel à rebours de l’hégémonie de la musique occidentale, et cherchent à attirer des audiences au-delà de leur communauté. Vinahouse vietnamienne à Londres, budots à Amsterdam, way way remixé à Marseille ou neoperreo et merengue à Paris viennent bousculer les habitudes et les oreilles des teuffeurs. Comment faire vivre ces scènes musicales sans les essentialiser ? Ces soirées peuvent-elles influencer le clubbing grand public ? 

modération par Tracks / Paul Burgaud

Projection en avant-première TRACKS : "À Porto Rico, la voix de la résistance qui inspirent Bad Bunny"

Plus Bad Bunny devient un phénomène global, plus il défend une histoire et une culture locales. Et c'est peut-être dans ce paradoxe que réside la clé de son succès.
L'album DeBI TiRAR MáS FOToS, sa résidence à San Juan, et sa tournée internationale, réussissent à amener vers le mainstream des problématiques et des sonorités éminemment portoricaines, largement inconnues du grand public. "Il y a beaucoup de manières de défendre notre Terre, affirme le chanteur en recevant le Latin Grammy du meilleur album de 2025. Nous tous qui avons travaillé sur cet album avons choisi la musique".

Dans un documentaire inédit, Tracks s'intéresse à l'anti-colonialisme dans la musique portoricaine racontée par des artistes proches de Bad Bunny : Chuwi et les Pleneros de la Cresta, présents sur l'album DeBI TiRAR MáS FOToS, la chanteuse iLe, star de la chanson engagée latino-américaine, ou encore le percussionniste Emmanuel Santana Rivera. Leurs témoignages tissent le récit de la résistance musicale sur une île souvent décrite comme la plus ancienne colonie du monde, et racontent, en filigrane, la genèse de l'album le plus écouté de 2025.

Cet événement fait partie de :

Qui dicte les codes de la musique ? Par ARTE Tracks et TIMES

Ces rendez-vous proposent une lecture critique de la notion de « musique globale », souvent présentée comme inclusive mais traversée par des logiques d’uniformisation, d’exotisation et parfois de …