Les classes populaires ont-elles encore droit aux vacances ? Avec Conscience de classe

Depuis quelques années, à l'approche de l'été, c'est la même chanson : de plus en plus de Français.e.s renoncent à partir en vacances. Alors même que nous célébrons cette année, les 90 ans de la loi de 1936 qui a consacré les congés payés pour la classe ouvrière.

Sans le soleil des tropiques

D'un côté, les médias font la course aux reportages aux abords des gares, plages et péages, "à la rencontre des français·es". De l'autre, ils façonnent nos imaginaires en faisant la promotion des vacances éclectiques, inédites et exotiques, qui hiérarchisent symboliquement les vacances qui méritent d'être racontées. 


Mais, il y a les vacances dont on ne parle pas. Ou trop peu. Alors même que dans un contexte d'inflation généralisée, ce seront, peut-être, les vacances de la majorité. Ces vacances, ce sont les vacances des classes populaires. 

Les vacances qui se jouent à domicile, au quartier ou au village. Celles qui séparent les parents des enfants, qui sont envoyés chez les grands-parents, au bled ou dans des camps de vacances. Il y a bien évidemment les vacances pour lesquelles on se saigne. Et puis, il y a les vacances-travail : des étudiant·es qui en "profitent" pour travailler et mettre de l'argent de côté, aux personnes qui font de l'intérim pendant leurs congés payés. Et parfois, c'est tout ça à la fois.
Bref, les étés des classes populaires, bien que difficiles, ne se résument pas à l'approche monolithique et bien souvent aveugle, que les quelques chiffres et études nous font croire. Elles sont faites tout à la fois de galères individuelles et de joies collectives, de nouvelles rencontres et de moments en famille, de sorties en ville ou de parties de foot en bas des tours. Et bien plus encore. 

Pour en discuter et démystifier les vacances des classes populaires l'équipe des Vies qu'on mène invite Haya Diakité, militante associative, Anissa Ouamrane, chercheuse et Kohndo, auteur et rappeur le 30 juin ! 

Cet événement fait partie de :

Par Conscience de classe

Chaque mois, Taoufik Vallipuram, Samah Karaki et Ano Kuhanathan invitent une personnalité pour explorer la manière dont les gestes de notre quotidien - travailler, aimer, consommer, habiter - sont …