Les gestes de notre quotidien ne sont pas libres.
Les vies qu'on mène part de ce constat pour politiser nos récits en explorant ce que nos modes de vie disent du monde dans lequel nous vivons. À l'animation, des trajectoires peu présentes dans les récits dominants qui permettent de déplacer le regard, de questionner ce qui est habituellement admis, et qui assument la place centrale du vécu dans notre manière de voir le monde.
Cette émission naît de la nécessité de proposer un cadrage médiatique décentré face à :
- Un entre soi médiatique qui invisibilise les classes populaires ou les réduit à l'état "d'objet" de discussion
- La résurgence de figures d'autorité, d'experts auto-déclarés se présentant comme "sachants" pour rendre leur parole indiscutable
- Les envies et besoins d'une partie de la population qui remet en cause les récits dominants mais refuse pour autant de tomber dans une forme de complotisme
Parce que la politique se joue avant tout en-dehors des institutions.
Parce que la politique prend racine d'abord dans les vies qu'on mène.
Parce qu'on construit un projet de société tant avec d'idées qu'avec les vies concrètes de celles et ceux qui la composent.