Peut-on parler de “sa meilleure amie” quand on est adulte ? La part d’enfance contenue dans cette expression vient éclairer un lien qui s’est noué dans la banalité d'un quotidien partagé et sans qu’on sache au départ à quel point ce lien serait solide.
Une relation fondue dans l’ordinaire des jours ne pouvait pas être captée par un appareil photo : l’image la plus importante de l’amitié serait manquante.
Et pourtant ce sont quelques photographies tirées d’archives familiales qui vont permettre à Emmanuelle Lambert de raconter son amitié avec Maïra, rencontrée à Epinay-sur-Orge quand elles avaient toutes les deux six ans.
Car cet éloge d’une amitié, tendre et sensible, appelle aussi l’évocation des territoires sur lesquels elle évolue : la banlieue, “à la frontière de la métropole et à la frontière du langage”, et l’exil (la famille de Maïra avait fui la dictature militaire en Argentine), deux composantes d’une “identité paradoxale”.
Dans le cadre des Rendez-vous d’Effractions, le cycle lié au festival Effractions (24/02/27-28/02/27), Gaîté Lyrique