D'un côté il y a nous, regardant depuis nos canapés les bombes qui pleuvent sur Beyrouth, Kiev et Téhéran, ou la survie dans les ruines à Gaza- et nous nous sentons successivement bouleversés, indignés, mais aussi voyeurs, apathiques ou anesthésiés. De l'autre, il y a celles et ceux qui, pour nous, filment la guerre, bravant les tirs qui parfois les ciblent directement ; qui, ensuite, réfléchissent aux images qu'ils vont nous montrer et à celles qui resteront dans l'ordinateur.
Comment faire son travail dans une zone interdite aux journalistes ? Comment choisir ce qu'on filme et ce qu'on montre ? Que faire de ses dilemmes et de ses émotions, pendant et après le tournage ? Quelles stratégies déployer lorsque des pays en guerre se ferment à la couverture journalistique ?
Regarder la Guerre Ce que ça nous fait, ce qu'on en fait
Droits réservés : © Olivier Jobard