Le jeune artiste anglais de 36 ans développe, avec ses proches collaborateurs, une vision sensuelle et très pop des nouvelles technologies. D’apparence parfois naïves, ses œuvres s’appuient sur des développements numériques complexes, élaborés à partir d’une subtile appréciation du vivant et de la nature. Dans la petite salle, d’étranges formes primitives s’agitent au son de percussions tribales et de mantras.
Ici, un monstre de 3m de haut, tantôt grizzly psychédélique tantôt homme pierre, ne cesse de muter. Là, un bloc monolithique invite à un ballet moléculaire. Sur la mezzanine, des danseurs se battent contre un ouragan sonore avant de retomber en poussière. Des cabinets de curiosités présentent une peuplade de fossiles synthétiques, tandis que devant le foyer historique on plonge dans le cerveau en ébullition d’un certain Matt Pyke.
Commissaire associée : Charlotte Léouzon.

Matt Pyke dans son studio de Sheffield. (MP)