Pour l’occasion, elle invite l’expérimentateur free-folk Tom Greenwood (Jackie O’Motherfucker), la chanteuse indie-pop Mirah, et les laborantins improvisateurs Sun Foot. All stars.
Tara Jane/ Credit Sarah Cass
Tara Jane O'neil ALL STAR BAND
Tara Jane O’Neil pourrait être le pendant féminin de Bill Callahan (ex Smog), creusant comme lui son sillon artistique vers l’intérieur de sa psyché autant que vers les profondes strates de la musique folk-rock américaine. Basses bourdonnantes, brillants pickings de guitares acoustiques, tambourins réverbérés, drones électriques, la songwriter, multi-instrumentiste et productrice a su inventer depuis 2000 et son premier album solo Peregrine, un univers musical à la fois clos et spacieux, entre tunnel de velours (Velvet Underground) et étoile brouillée (Mazzy Star), où sa voix doucement lointaine s’entoure de textures sonores aussi élémentaires que l’eau, la terre, l’air et le feu. Alchimiste un peu sorcière, Tara Jane O’Neil fait œuvre de toutes manières et matières : dessins abstraits ou figuratifs, chansons mélodieuses ou expérimentales, concerts maîtrisés seule en scène ou improvisés en all-star-bands, musique de films ou de spectacles vivants...
Entre sa carrière solo et de multiples collaborations (avec Papa M, Mount Eerie, Ida, Mirah, Michael Hurley, Nikaido Kazumi…), elle trouve à chaque expression sa forme la plus adéquate, comme « plusieurs génies émergeant d’une seule lampe ». Une artiste rare.