Réparer : outils juridiques et pratiques de soin
Voice of nature © Mark Pozlep

Réparer : outils juridiques et pratiques de soin

Ce qui dépend de nous #2

En partenariat avec la Section Française de la Triennale du Design de Milan, cette deuxième séance aborde la notion de réparation. À la fois pratique de soin et outil juridique, elle rend visible les crimes environnementaux et cherche à prévenir les catastrophes à venir.

Elle invite à ne plus appréhender notre environnement comme une ressource à exploiter mais comme une entité avec laquelle nouer des relations. Il s’agit aussi de pointer les responsables de crimes en cours et de violences infligées aux milieux de vie – humains, territoires, espèces vivantes. Réparer pour se remémorer, dénoncer et retisser des histoires.

Les invité·e·s viennent partager leurs travaux qui cherchent à réinventer notre rapport à la terre, opérer des guérisons partielles et promouvoir la justice environnementale. La soirée s’intéresse notamment à la reconnaissance internationale de l’écocide, entendu comme la perte, l'endommagement ou la destruction d’écosystèmes de vie portant gravement atteinte à ses habitant·e·s.

Les intervenant·e·s

  • Nabil Ahmed : artiste et chercheur, il est affilié au groupe de travail Forensic Architecture, invité à la section anglaise de la Triennale de Milan. Il développe une écologie forensic (légale) pour fabriquer les preuves tangibles des violences environnementales et des crimes écologiques. Il mène actuellement une recherche au long cours sur les conflits en Papouasie Nouvelle-Guinée et conduit INTERPRT, une enquête transdisciplinaire sur l'écocide qui partage en open source cartes, analyses d’images satellitaires et visualisations.
     
  • Maria Lucia Cruz Correia : artiste engagée sur les questions environnementales, son travail cherche à nous connecter avec les non-humains en vue d’une utopique guérison. Elle vient partager les recherches menées dans le cadre de la pièce Voice of nature : the trial, qui met en place un procès où la voix de la nature peut être entendue afin d’expérimenter la manière dont le droit et la justice peuvent servir les écosystèmes. 

  • Barbara Glowczewski : anthropologue, directrice de recherche et médaille d'argent du C.N.R.S 2018, elle mène des recherches régulières sur le terrain australien depuis 1979. Elle compare les formes d’affirmation des Aborigènes d’Australie avec celles d’autres groupes invisibilisés qui sont en lutte pour la reconnaissance de droits collectifs, ainsi que pour la justice sociale et environnementale. Son travail est engagé auprès des alternatives que les populations autochtones proposent à la destruction actuelle de la planète à travers différents modes d’attachement à la terre. Elle publie un texte dans Extended French Theory and The Design Field On Nature and Ecology (T&P Work UNit, mars 2019) un des deux ouvrages produits par la section française à l’occasion de la triennale de Milan.

  • Notre affaire à tous : une des associations qui veulent intenter une action en justice contre l’Etat français pour "inaction" face au changement climatique. Co-fondée par la militante Marie Toussaint et la juriste Valérie Cabanes, l’association est une référence en matière de justice climatique et environnementale.

Une proposition de la Gaîté Lyrique et de la Section Française de la Triennale du Design de Milan - De la pensée au visible. Design as a large ring.

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