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YACHT/ Crédit Alin Dragulin
Yacht
Petit protégés de James Murphy (LCD Soundsystem) Yacht ont sortis deux albums sur le label electro-rock DFA. Créé en 2002 à Portland par le musicien et performer Jona Bechtolt (déjà connu pour sa participation aux albums du groupe The Blow), Yacht est devenu une entité double avec l’arrivée de la chanteuse Claire L. Evans, après une « expérience mystique partagée dans le désert du Far West Texas ». Avec l’album See Mystery Lights, paru en 2008, Yacht ont mis ces révélations en musique, le long de morceaux-trips organisés autour de mantras pleins de groove et de chorégraphies robotiques. Avec ses costumes noirs (garçons) et blancs (fille) et son petit logo associant une pyramide et un smiley, que les fans sont incités à se tatouer sur le bras, Yacht en groupe ressemble un peu à des illuminés... Cette secte très sympa fait danser sur une electro-pop opposant l’utopie à la dystopie, réclamant l’intervention des extra-terrestres et le wi-fi pour tous. « A Band, a Belief System, and a Business », comme ils disent.
Dragging an ox through water
Dragging an ox through water
Curiosité underground de Portland, Brian Mumford bricole lui-même ses instruments électroniques (pédales, mixeurs, petits claviers en circuit-bending), qu’il connecte à sa guitare folk, pour en retirer harmonies ou distorsions. Ses folksongs construites par associations libres oscillent entre free folk, blues fuzzy et une étrange electronica Do It Yourself, créant autant de couches de sons que de sens. Variant intensités et intonations, la voix de Mumford rappelle les envolées des Dirty Projectors ou la prosodie de Mayo Thompson (Red Krayola). Un objet folk non identifié.