Recherches à découvert #7
Echelle inconnue

Recherches à découvert #7

Les doctorats sauvages d’Échelle Inconnue et Primitivi

Autour de recherches menées autour de la ville et des transformations qui la traversent, cette séance invite deux collectifs qui cherchent à créer de la connaissance sur leurs territoires à partir des usages de leurs habitants.

Pour son septième rendez-vous, le cycle Recherches à découvert s’intéresse à des recherches menées autour de la ville et des transformations qui la traversent. Il invite deux collectifs qui cherchent à créer de la connaissance sur leurs territoires à partir des usages de leurs habitants. À la suite du Doctorat Sauvage en Architecture initié par Échelle Inconnue à Rouen, le collectif de cinéastes urbains Primitivi a ouvert spontanément un Doctorat Sauvage en média libre à Marseille. Ces projets réunissent des doctorants qui mettent en commun leurs points de vue et leurs vécus pour expérimenter des formes de rencontre et de production de connaissances par le bas. Ils viennent partager leurs travaux entre théorie et pratique à partir des documentations produites dans le cadre de leurs projets.

  • Stany Cambot : plasticien, réalisateur et architecte, il réalise des installations, des interventions urbaines, des films et des vidéos. En 1998, il fonde Echelle Inconnue. Il collabore à des publications et revues universitaires ou spécialisées et développe un travail de théorisation sur les questions urbaines, artistiques, politiques et plus particulièrement sur les pratiques participatives.

  • Échelle inconnue : depuis 1998, Échelle Inconnue met en place des travaux et des expériences artistiques autour de la ville et du territoire. Ces expériences au long cours visent à interroger et le plus souvent associent les « exclus du plan » (sans abris, Tziganes, immigrés...). Elles donnent lieu à des interventions dans l'espace public, des expositions, sites Internet, vidéos, films, affiches, cartes, publications, qui questionnent « l'invisible de nos villes ». La structure est basée à Rouen.

  • Nicolas Burlaud : membre de Primitivi et réalisateur de La fête est finie, un documentaire critique sur la nomination de la ville de Marseille au titre de capitale européenne de la culture en 2013 et les conséquences sur l’effet de gentrification que cela a entraîné. Au sein du collectif, il milite à l’instauration d’une nouvelle génération de médias, communautaires, libres et proches des citoyens.

  • Primitivi : c'est depuis 1998 une télévision de quartier marseillaise qui produit des films courts d’actualité politique et sociale et organise des projections, en lien avec d’autres collectifs de médias libres et de cinéma. C’est aussi un site d’informations. En 2015, le collectif formule le besoin de penser de manière ouverte ses pratiques de média libre et imagine un dispositif de recherche-action qui questionne et mêle théorie et pratique pour poser les bases d’une télévision populaire : le Doctorat sauvage en média libre. 

Other events part of the « Recherches à découvert » cycle

Meeting
Recherches à découvert #5

Recherches à découvert #5

La recherche à la Cité du Design et le dispositif d’expérimentation RAID : Recherche Action Immersion Design.

  • Thursday 22 March 2018 at 19h00
Meeting
Recherches à découvert #3

Recherches à découvert #3

Designer l'impossible de Nelly Ben Hayoun

Designeuse d’expériences, exploratrice enthousiaste et critique parfois surnommée la « Willy Wonka du design et de la science », Nelly Ben Hayoun bouscule les codes et les disciplines en multipliant les projets inclassables.

  • Friday 1 December 2017 at 19h00
Meeting
Recherches à découvert #1

Recherches à découvert #1

Louise Drulhe

  • Wednesday 27 September 2017 at 19h00

In the magazine on the « Recherches à découvert » cycle

Le futur dans la peau

Le futur dans la peau

Article

Et si, dans un futur proche, la peau humaine pouvait être imprimée, répliquée, stockée comme un bien médical ? La doctorante et comédienne Chloé Lavalette s’apprête à questionner ces enjeux dans une performance qu’elle élabore au sein de la Gaîté Lyrique.

Rencontre avec Matthieu Duperrex

Rencontre avec Matthieu Duperrex

Article

Trouver une manière sensible d’aborder l’esthétique de l’Anthropocène, interroger le devenir du paysage dans les arts visuels en écho aux écrits de l’anthropologue Anna Tsing sur les ruines du capitalisme… C’est avec cette ambition que Matthieu Duperrex, artiste et philosophe, a entamé une résidence de création à la Gaîté lyrique en vue d’une restitution publique le mardi 4 juin dans le cadre du cycle “Recherches à découvert”. Pour ce faire, Matthieu compte croiser ses travaux de thèse (Arcadies altérées, Territoires de l’enquête et vocation de l’art en Anthropocène) et un récit littéraire récemment publié aux éditions Wildproject, Voyages en sol incertain.